« Les fillettes », de Clarisse Gorokhoff (Les Équateurs)

C’est avec beaucoup d’émotion et une joie intense que je reprends du service avec ce roman qui m’a énormément touchée: son écriture, son histoire, ses personnages, tout est d’une incroyable justesse. C’est un petit roman, mais je l’ai tellement aimé que j’en ralentissais la lecture, juste pour ne pas le quitter: je n’étais pas prête. Et une fois fini, il continue encore de m’habiter. J’ai été longtemps incapable de me replonger dans un autre texte (ce qui est très gênant pour une libraire qui prépare la rentrée littéraire!).

Je ne sais pas trop comment vous en parler car selon moi, je ne pourrai pas lui rendre autant l’honneur qu’il mérite, mais je vais essayer tout de même:

Une jolie plume pour un texte bouleversant et déroutant. Des personnages terriblement réels et humains, de l’amour et de la folie.

Plusieurs voix, plusieurs visions se succèdent. Grâce à une construction extrêmement bien pensée, le roman nous emporte et nous nous attachons très vite à cette famille qu’il nous propose de découvrir.

Au centre, il y a Rebecca, une mère distraite mais sincère dans l’amour qu’elle porte à son mari et à ses filles. Elle semble à côté de sa vie, se déconnecte, et passe le plus clair de son temps à boire de l’alcool, consommer des bonbons contre la toux, et essayer d’écrire. Autour d’elle gravitent un père, qui en vaut 10, et trois fillettes : Ninon 1 an, Laurette 5 ans et Justine 6 ans. Chacune avec un caractère bien défini, chacune sa voix.
La majeure partie du roman se passe sur une journée. On suit alors chacun des personnages dans son quotidien et dans ses pensées. Ce qui nous frappe surtout, c’est l’amour comme pilier de cette famille d’apparence bancale. Et surtout, l’amour maternel. En effet, Rebecca, être exceptionnel aux yeux de tous, suscite autant d’amour qu’elle en donne.

L’autrice, dans son prologue nous écrit:

« Vous allez pénétrer dans un conte noir, une histoire vraie. Il y aura trois fillettes, et il y aura leur mère. Une femme drôle, belle et poétique mais qui flanche -menacée par elle-même. Il y aura leur père, une homme sensible et fantasque, déterminé à sauver le navire. Mais qui rame. Car l’eau déborde. Heureusement, les fillettes sont des vikings. Voraces et vitales, elles n’ont pas peur et aiment follement la mer – même déchaînée. »

Ce roman, c’est tout d’abord une écriture poétique, ciselée, travaillée, envoûtante… Mais c’est aussi une multitude de personnages à l’humanité débordante mais pas dégoulinante. C’est la déclaration d’amour d’une famille à sa mère désaxée. C’est un roman sur l’enfance et sur la maternité. C’est le roman d’une résilience.

Il est certain que la sublime prose de Clarisse Gorokhoff saura vous transporter et vous faire aimer ces fillettes et leurs parents!

Et pour retrouver un de mes passages favori du livre, c’est par ici! Extrait les fillettes

Autrice: Clarisse GOROKHOFF
Titre: Les fillettes
Édition: Les équateurs
Date de publication: 28/08/2019
Pages: 180
Prix: 18€

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Christelle dit :

    Je découvre ton blog, je file le mettre dans mes favoris ! Quant à ce livre, il me tente énormément …

    J'aime

    1. Oh merci!!
      Je te le conseille vivement, c’est la découverte d’une plume incroyable!

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s